Hindi Zahra

3 février 2010

J’ai plusieurs stratégies pour découvrir de nouvelles choses en musique. L’une d’elles, c’est la pochette. Une pochette en dit long déjà sur le contenu. Et celle-ci promettait beaucoup. Elle m’a fait penser à PJ Harvey, du moins l’apparence physique de la chanteuse. Et puis, il y avait cette sorte d’échoppe à épice qui sentait bon l’Inde. Odeur rehaussée d’un prénom qui ne pouvait qu’attirer mon regard.
Je me suis trompé sur toute la ligne. Hindi Zahra est berbère du Maroc.
Mais je ne me suis pas trompé sur la qualité de ce disque.

Chez Zahra, il y a du Folk d’abord. Mais un folk très vite teinté de blues, de mélancolie. Des ambiances tristes et psychédéliques. Des touches subtiles venues de l’Orient. Des guitares électriques qui expriment la déchirure. Des atmosphères sonores riches.

Cet album est juste magnifique.

On me pardonnera ce petit accès de vanité, mais enfin : Federer ne m’a jamais battu au tennis. Même des joueurs de la trempe de Nadal ou Murray ne peuvent en dire autant.

Source: l’Autofictif

Je disais dans le billet précédent mon attachement à l’esthétique d’un film.
J’ai été comblé pendant 2h40 hier soir. Fasciné comme un enfant, scrutant les moindre recoins de l’image. Emerveillé par les objets et les gens tout proche de moi. La 3D, c’est simplement magique.

Et ça m’a sauvé de l’ennui mortel, du dégoût, peut-être condescendant, et de l’intense agacement.
Parce que sans la 3D, ce film est, me semble-t-il, le plus mauvais que je n’aie jamais vu.
Nous avons le droit à tous les clichés du genre, tous. Sans pouvoir assister, avec un léger sourire, à la créatrion de nouveaux clichés cinématographiques. Car dans ce film, il n’y a rien. Absolument rien! Même pas des dialogues qui pourraient sauver un tant soit peu l’ensemble.

Et pourtant, je n’ai pas vu le temps passer. Et pourtant, je suis ressorti émerveillé. Et pourtant, j’ai vraiment passé un bon moment. Merci la 3D.

Et vivement Alice Aux Pays des Merveilles de Tim Burton.
En 3D!

PS pour les vieux d’ici: Je suis allé voir ce film avec S. … Il n’y aura en effet plus jamais rien entre nous. Mais notre amitié se passe bien. Même si, comme le chante Stephane Eicher: tu as sur mon humeur encore des effets gênant.

En général, je ne vais jamais voir un film tiré d’un livre que j’ai lu.
En général, je ne lis jamais un livre dont est tiré un film que j’ai vu.
Les rares fois où j’ai tenté le coup, j’ai été déçu, parfois très déçu.
Et puis, une personne en qui j’ai une entière confiance quant à ses goûts artistiques, m’a plus que vivement conseillé de retenter le coup.

Je suis très sensible à l’esthétique d’un film, comme je suis très sensible au style d’un livre. Une bonne histoire mal filmée n’emportera pas mon enthousiasme. Parfois, l’esthétique et la photographie sont grandioses, mais pas ou peu en adéquation avec le propos du film.

Dans notre cas, la manière de filmer est l’histoire elle-même. Il y a une osmose parfaite entre le sujet et l’image. Presque trop! Ce film est prenant, absorbant, étouffant parfois. Nous somme le personnage principal, Jean-Dominique, nous somme atteint du locked-in syndrome, et c’est troublant.

C’est surtout fort! Les émotions sont fortes, très fortes. Ce film est un pur chef-d’œuvre. A voir à tout prix! Si possible sur grand-écran et avec un home cinéma, c’est-à-dire avec un système sonore 5.1 pour être encore plus dans le corps inerte de Jean-Dominique.

C’est un film rare. C’est un film puissant. C’est exactement ce que j’attends du cinéma. D’un certain cinéma.

Et puisque je parle du film, parlons du livre: idem que pour le film…

Un livre fort qui vous prend aux tripes. Un livre qu’on repose contraint tellement on ne veut pas qu’il se termine, même si on est dévasté de l’intérieur.
Ce livre, je l’ai commencé comme un livre normal. Je veux dire par rapport à mon rythme de lecture. Et puis, après quelques pages, je me suis dit non, ce n’est pas possible. Je ne peux pas le lire comme ça. C’est injuste. Alors j’ai essayé de respecter, autant que faire se peut, le rythme dans lequel il a été dicté. Et cela change tout.

Le film? Le livre?
Les deux bien sûr. Mais avec un intervalle suffisamment long. D’abord pour pouvoir apprécier chacun en lui-même, mais surtout pour permettre aux émotions de se refaire une santé…

Ah oui, j’oubliais, et pourtant, il n’y a aucune raison, les acteurs sont simplement juste (et quel casting! cf. les mots-clefs).

Quant à la musique du film., non seulement s’intègre prafitement dans l’histoire, mais recèle des perles pour elles-même.

En particulier:
All the World Is Green de Tom Waits
Don’t Kiss Me Good Bye de Ultra Orange et Emmanuelle

LEMONDE.FR avec AFP | 05.01.10 | 11h34 • Mis à jour le 05.01.10 | 11h47

Un parking réservé à l’usage exclusif des femmes a ouvert en fin d’année dans la province chinoise du Hebei (Nord). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas de répondre à la demande de femmes s’inquiétant de l’insécurité dans certains lieux souterrains de stationnement. Non, le but de ce parking est de faciliter les manœuvres automobiles aux femmes en leur proposant des emplacements plus larges et une signalisation plus voyante.

Pour Wang Zheng, un responsable du centre commercial de Wanxiang Tiancheng dans la ville de Shijiazhuang, ce nouveau parking a été conçu pour « répondre à la perception forte de la couleur chez les femmes et à leur appréciation différente de la distance ». « Les places sont plus larges d’un mètre par rapport à la moyenne », a précisé M. Wang, ajoutant que les panneaux de signalisation plus colorés du nouveau parking « correspondent mieux aux besoins des femmes ».

En août, la mairie de Séoul en Corée du Sud avait annoncé une initiative similaire, qui doit voir le jour courant 2010, indique le Huffington Post. Près de 5 000 places de stationnement de la ville, situées à proximité des centres commerciaux, seront peintes en rose. Elles seront ainsi réservées à la clientèle féminine, laquelle, juchée sur de hauts talons, n’aura plus à souffrir de trop longues distances pour se rendre dans ses magasins favoris ou sur son lieu de travail. L’initiative fait partie d’un projet plus global pour rendre la capitale sud-coréenne plus accessible aux femmes.

Je n’arrive pas à savoir si c’est une bonne chose. Si prendre en compte les spécificités supposées (ou démontrées, mais non généralisables à l’ensemble de la gent féminine) de cette partie de l’humanité représente une amélioration sur un plan social et une reconnaissance de cette majorité (toujours) dénigrée, ou si c’est, une fois encore, sous couvert de progrès, une forme pernicieuse de machisme qui s’exprime une fois de plus.

Very interesting approach

24 décembre 2009

From MySpace page of the artist, i.e. Wolff:

I know there are a lot of Wolf-bands out there but I decided that Wolff is my name and I’m keepin’ it. I’ve been planning this project and making albums for a while but it has just now come to fruition as a complete entity unto itself. I previously played in some bands out of Austin, Texas where I used to live, one of which was called Drums and Tuba and for a while there we were playing well over two hundred shows a year. Last fall I hid in my apartment and worked on being able to pull this solo act off live. The concept I was working with is that all the sounds are generated by, with, and through the tuba itself with the help of numerous guitar pedals and other sundry looping devices. Singing is through the tuba. Percussion is banging on the tuba. You get the picture. And by the way, there’s no need to be afraid. It’s not nearly as scary as it sounds. I just added the amazing Steve Garafano (drums) to the mix and we are currently finishing an album together with other musical guests such as the one and only Tony Pratt singing on a couple songs. The album is being produced and engineered by Paul Mahajan and Mark Ephraim and should be done shortly…

Previous Albums are available through cdbaby: http://cdbaby.com/cd/wolff1

13 décembre 2009

« Ok dad. Let’s do it. Let’s go get the shit kicked out of us by love »

H1N1

7 décembre 2009

Je me croyait à l’abri de la psychose. De loin pas prêt à me faire vacciner. Vivant même comme si elle n’existait pas. Surtout après avoir vécu dans un quartier de mexicains dans la banlieue de Washington DC au moment où la grippe méxicaine-du-cochon a été médiatisée à outrance.

Je croyais échapper à tout ça et voilà que la protection civile veut faire appel à mes service, mais pas qu’aux miens, bien sûr, pour gérer un potentiel afflux massif de gens terrorisés qui voudraient se faire vacciner contre cette fameuse grippe…

Grand moment de solitude!

En même temps, c’est bien fait pour moi, je n’avais qu’à pas déserter l’armée et je serai tranquille maintenant.

5 décembre 2009

Je suis un gros nyctalope