Rodrigo y Gabriela
21 novembre 2009
Mercredi soir, Muse à Zürich, Miossec à Genève et Rodrigo y Gabriela à Lausanne.
Concours de circonstances, aléas divers, c’est un billet pour un concerts aux Docks qui se trouvait dans ma poche.
Pas de regrets! Pas le moindre. Mais comment font-ils alors qu’ils ne sont que deux sur scène et qu’ils ne jouent que de la guitare?
Je vous l’accorde, ils utilisent la guitare aussi comme un instrument de percussion. Mais tout de même. C’est plein. Rien ne manque.
Et leur musique sent bon les vacances au Mexique. Elle sait se faire tendre, même si le plus souvent elle lorgne plutôt du côté du métal. Bon d’accord, un métal folk.
Et Gabriela est si attachante. Rodrigo aussi, d’ailleurs. Différemment.
Ce concert, c’était du pur bonheur. De la joie en paquet de cent. Bon pour les oreilles et bon pour l’âme.
Sur scène, il y avait Rodrigo. Il y avait Gabriela et surtout, il y avait de la joie, du soleil, de la communion. J’en suis ressorti avec un sourire béa qui ne m’a pas quitté encore longtemps après.
Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas!
Non, vraiment.
For Diablo Rojo
Orion
Eels et Woody Allen
17 novembre 2009
J’étais pas vraiment motivé pour voir ce film. Je lui préférais The Informant. D’abord parce que je suis un fan de Soderbergh, mais aussi parce que les critiques du dernier Woody Allen n’étaient pas excellentes. Bien que, en général, je n’accorde que peu d’importance aux critiques. Or là, le “trailer” semblait les confirmer. Mais voilà, n’étant pas totalement opposé à l’idée de le voir et prenant en compte les contingences de chacun, nous avons vu Whatever Works.
Quelle chance! Cela m’avait déjà fait le coup pour Fight Club. Emmené presque de force par un groupe d’amis, j’en suis ressorti plus qu’enchanté. Il est depuis dans ma (longue) liste de films cultes. Je crois bien que celui-là (Whatever Works) y entre directement dans le top 10.
En même temps, que penser d’autre d’un film où vous vous identifiez presque à 100% au personnage principal et que la quasi totalité de ce qu’il dit pourrait être dit par vous. (remarque de mes amis à la sortie du film: Mais, c’est un film sur toi!). Bref, osmose parfaite et sensation durant une heure et demie de partager une vision du monde. Troublant mais jouissif!
Par ailleurs, collusion temporelle inopinée, le premier single du nouvel album des Eels, End Times (prévu pour le 19 janvier 2010) est en téléchargement gratuit ici. Tellement Eels. Donc tellement bon!
Lorsque la Suisse fait de bonnes publicités (et c’est pas souvent!)
10 novembre 2009
Entendu
9 novembre 2009
- C’est quoi ta définition d’un monde parfait?
- Un monde sans moi.
V. (chanté par Delerme)
5 novembre 2009
L’heure Du Thé
J’étais passé pour prendre un thé
Caramel ou vanille?
Bah non j’ai plus que vanille
J’étais venu pour dire des trucs pas terribles: Y a plein de travaux dans la rue, Tiens c’est marrant t’as la Bible.
Sous un poster de Modigliani
J’étais passé prendre un thé
Et j’ai passé la nuit
Mais ce matin
Rue St Séverin
Je sors de chez toi
Habillé comme hier
Dans la ville normale
Des voitures banales
Qui ne savent pas
Pour la nuit dernière
On a discuté: Jambon purée bougie, Gabriel Fauré, Mozart, Laurent Voulzy
Assis en tailleur, Face à Modigliani
Sur Karin Redinger, Tu m’as dit “bien sûr que si”
Et ce matin
Rue St Séverin
Je sors de chez toi
Habillé comme hier
Dans la ville normale
Des voitures banales
Qui ne savent pas
Pour la nuit dernière
“pourquoi pas” vs. passion?
2 novembre 2009
Peut-on construire quelque chose sur la base d’un “pourquoi pas”?
Ou doit-on toujours attendre une passion?
Qu’est-ce que le “pourquoi pas”?
C’est un calcul froid. Une somme d’éléments rassemblés et apparemment positifs (encourageants?) sans que vienne s’immiscer le moindre élément affectif.
- Sortir avec X.? Pourquoi pas, ça pourrait marcher.
- Accepter ce travail? Pourquoi pas, ça pourrait être intéressant.
La passion, c’est l’exact inverse. Point de calcul. Qu’un élan irrépressible. Point de négation dans ce monde, point de recul, de distance quant à soi. Un simple et puissant mouvement dans le vide. Mais un vide organisé, un vide orienté.
On pourrait penser que le plus grand risque se situe du côté de la passion. Je ne crois pas. Dans le “pourquoi pas” se cache le risque de l’ennui. Dans la passion ne se cache que l’explosion (implosion?), qui est encore une passion. Ainsi, la passion succède à la passion. Et la vie est pleine. Usante mais pleine. Dans le “pourquoi pas”, la vie est plate. Satisfaisante, mais plate. Et j’insiste sur le mot satisfaisant (i.e. point de comblement).
Mais comme toujours, ce sont deux extrêmes, deux caricatures qui ne se réalisent jamais totalement. Nous sommes toujours à nous mouvoir sur la corde tendue entre ces postures.
Et pire encore, nous n’avons pas le choix de la distance qui nous sépare d’un point ou de l’autre. On peut y réléchir. On peut s’apercevoir sur la carte. Mais on peine à se déplacer dans un sens ou dans l’autre.
Des Etats-Unis dans ma cuisine (mais bon, un tout petit peu)
31 octobre 2009
Salade:
- Couper en quatre des tomates datterino
- Ajouter des dés de Cantadou Salade & Apéritifs ail et fines herbes (coupés en deux)
- Faire griller des pignons et les mettre encore chauds dans le saladier pour que les dés de Cantadou fondent un peu
- Faire griller des tranches de lard à griller, les essuyer, et les couper en carré
- Ajouter de la salade de mesclun (jeunes pousses de Batavia, de laitue, de tat soï, de moutarde, de red chard, de mitzuna, de cresson et de cerfeuil)
- Saler (sel de Guérande), poivrer
- Huile d’olive au citron
- Un jus de citron
Régalez-vous!
Niels Bohr
27 octobre 2009
Le contraire d’une vérité banale, c’est une erreur stupide. Le contraire d’une vérité profonde, c’est une autre vérité profonde.
Loin d’Odile
26 octobre 2009
Les premières pages sont dignes de Christian Oster. L’incongru décrit comme banal, avec cette distance nonchalante qui génère forcément le rire. Oster, c’est l’absurde du quotidien élevé au rang d’art consommé. Mais c’est aussi l’amour dans toute sa complexité et ses inévitables difficultés. Oster, c’est à lire A TOUT PRIX! Et pas seulement Loin d’Odile (mais c’est un bon départ).
Requête
22 octobre 2009
Chère Madame,
Laissez-moi vous exprimer toute mon admiration pour ce que vous êtes.
Je dois avouer une fascination pour le féminin. En particulier pour le féminin incarné.
C’est pourquoi je vous demande, avec une attente fébrile et désirante, d’offrir à mon regard avide de pureté la courbe fluide de votre corps.
Laissez mon regard se poser sur vos épaules nues.
Offrez-moi l’image de votre cou, de votre dos.
Permettez-moi de découvrir la forme de vos seins, de vos fesses.
Je me demande de quelle couleur sont vos aréoles?
Vos tétons sont-ils arrogants ou timides?
Avez-vous des marques, des grains?
Et votre peau, est-elle douce? Quelle est son odeur?
De quelle couleur est votre toison? Quelle est sa forme?
Et vos lèvres? Les petites?
Je vois croise partout. Dans la rue, dans le train. Dans les magasins, mais aussi sur la toile.
Madame, sachez que j’imagine tout de vous.
Votre visge déformé par le plaisir.
Le son de votre voix lorsqu’elle se fait tendre.
Soupirez-vous discrètement? Gémissez-vous? Vous arrive-t-il même de crier parfois?
Mais mon imagination, si puissante soit-elle, n’est qu’une faible satisfaction en comparaison à l’image réelle que vous pourriez m’offrir.
Je me languis de vous découvrir.
Je meure de tendre perpetuellement vers vous et de me heurter qu’à votre corps fantasmé.
Accédez à ma requête, ayez pitié de moi en daignant soumettre à mon regard, à ma pulsion scopique, comme le dirait S.F., votre peau tout entière et sans nul protection. Soyez impudique. Aimez que je me délecte de votre image, que je l’aime, que je la vénère.
J’en appelle à votre bonté.