La Guerre est déclarée
28 novembre 2011
Merde, ce film m’a bouleversé! J’ai mis une bonne semaine à m’en remettre.
Pas de pathos qu’ils disaient les critiques.
Pas de pathos, c’est vrai. Que de la subtilité. Jamais de facilité. Jamais. Mais de l’émotion pure. Et quelle émotion?!?!
Une semaine à m’en remettre, je vous dis. Vraiment. Sans mentir.
En rentrant à la maison, je me suis précipité sur mon ordi pour télécharger (légalement) la BO et je l’ai écoutée en boucle pendant une semaine. Et pendant une semaine, je ne pouvais retenir mes larmes dans le bus, dans la rue, chez moi, dans les bras de V.
Bouleversé, je vous dis!
Quelle claque! Quelle belle claque!!
Long silences…
1 novembre 2011
Je constate, avec effroi?, que mon journal intime, qui sert en réalité de support à ce que j’écris ici, se transforme petit à petit en feuilles de brouillon pour équations statistiques…
Je ne sais pas encore comment intégrer ce fait!
Petite voix, où étais-tu?
12 octobre 2011
Je relis mes atermoiements post-S. et je ne les comprends plus. J’ai même honte pour celui qui les a écrit. Comment ais-je pu me fourvoyer à ce point? D’habitude, il y a toujours une petite voix au fond de moi qui dit vrai. Même si je ne l’écoute pas, je l’entends… Et là, à me relire, j’ai l’impression qu’elle se taisait. Ou pire (est-ce vraiment pire?) qu’elle abondait dans mon sens!
A moins que…
A y réfléchir plus profondément, il me semble qu’en effet elle était là, mais je luttais contre elle de toutes mes forces. Était-ce dû à ma situation si particulière de l’époque? Comment la séparation inéluctable se serait-elle passée si je n’étais pas parti aux Etats-Unis? Et surtout, comment aurais-je vécu cette séparation?
Personne ne le saura jamais!
Paolo Sorrentino
26 septembre 2011
“Je ne supporte rien ni personne. Ni moi. Surtout pas moi. Je ne supporte qu’une chose. La nuance.”
in: Ils ont tous raison.
Belle Ingénue
22 septembre 2011
Je ne me rappelle pas bien quand c’était. Il faut dire que la bobine du temps, chez moi, s’écoule étrangement. Et aucune possibilité d’y mettre des marques.
Il était une fois, ou quelque chose comme ça, j’ai rencontré une Belle Ingénue. Je crois que la fascination est née au premier regard. Quelque chose de difficilement définissable. Le regard? L’harmonie des traits? La perfection des courbes? Le talent du photographe? Sûrement un peu de tout ça et de petites autres choses encore. A cette époque là, c’était déjà sur ce site au nom imprononçable: fliquerre ou je ne sais quoi. Immédiatement ajouté à mes contacts, immédiatement impatient de nouvelles publications. Et à chaque fois, un émois. Une fascination esthétique. Un désir physique. Parfois comblé grâce à une imagination fertile.
Et puis, un jour, pour des raisons qui m’échappent à cet instant, j’ai fermé mon compte fliquerre et perdu ainsi le plaisir de découvrir une nouvelle fois la lumière se poser sur le corps de cette Belle Ingénue.
La bobine a continué à se dévider et, honte à moi, le souvenir a fini par s’estomper. Du moins le croyais-je! Car récemment, j’ai à nouveau ouvert un compte sur ce même site et, hasard ou nécessité, les premières photos sur lesquelles je suis tombé sont celle de Pascal, photographe attitré de celle qui m’avait jadis tant fasciné. Point d’oubli! Tout m’est revenu en un instant. Et rien perdu de la fascination. Pas une ride à mon plaisir ni sur le beau visage de cette Belle Ingénue.
Me voilà à nouveau happé par tant de voluptés et impatient, comme au bon vieux temps, de découvrir leur prochaine oeuvre!
A fortiori maintenant qu’ils viennent de créer un blog!
PS: vous vous en doutiez, le nu, parfois explicite, est la matière première qui compose les photos, attention donc au âmes farouches et aux enfants!
Cocher ce qui convient
6 septembre 2011
- La superficialité du monde me déprime.
Mais ce qui m’afflige le plus, c’est que j’y participe activement. - La vanité du monde me déprime.
Mais ce qui m’afflige le plus, c’est que j’y participe activement. - La vacuité du monde me déprime.
Mais ce qui m’afflige le plus, c’est que j’y participe activement.
Il faut se méfier de la “saisie automatique”
16 août 2011
Sinon, ça peut donner ça
Esquisse
16 août 2011
Il y a, chez moi, un même élan dans le désir de connaissance et dans ma pulsion scopique.
Et pourtant, en apparence, aucun lien ne les relie, quoique.
Ce lien, je le trouve dans un jeu de mot pseudo-psychanalytique: savoir – ça voir.
Et ils s’unissent pleinement dans mon intérêt pour les arts “visuels”.
Faites-moi plaisir, offrez-moi à voir!
Leszek Kołakowski
10 août 2011
L’inconséquence conséquente n’est pas une inconséquence conséquente (car elle exclut l’inconséquence du principe d’inconséquence), par contre, l’inconséquence inconséquente est une inconséquence conséquente. En conséquence, nous proposons de conserver le principe de conséquence en appliquant le principe d’inconséquence de façon inconséquente.
Lob der Inkonsequenz in Der Mensch ohne Alternative, München, Piper, 1960, p. 238
Charles-Ferdinand Ramuz
14 juin 2011
“J’étreindrai la langue et, la terrassant, lui ferai rendre gorge et jusqu’à son dernier secret”
in: Journal, 9 décembre 1904