Décevant? Evident!
27 février 2009
Extraits du journal Le Temps, 27 février 2009, Nicolas Dufour:
“Une étude menée à l’Université de Lausanne montre que, face à des visages inconnus, les sondés désignent sept fois sur dix les vainqueurs d’une véritable élection. Et les enfants prédisent le résultat des urnes de la même façon que les adultes (…)
Dans un premier temps, les universitaires ont soumis à 684 adultes suisses les images de candidats au deuxième tour des élections parlementaires françaises de 2002 – des visages inconnus, donc. Deux photos étaient présentées, celle du politicien victorieux, et celle de son concurrent malheureux. La question posée ne relevait pas de la politique: il leur était demandé de désigner celui qui leur semblait être le plus intelligent, le plus compétent, le plus efficace comme leader. Dans 70% des cas, les sondés helvétiques ont prévu le résultat de l’élection. (…) les chercheurs ont [ensuite] étendu leur vivier de participants, avec 841 personnes interrogées, dont 681 enfants de 5 à 13 ans. Dans le cadre d’un jeu informatique, il leur était demandé de choisir le capitaine de leur navire, qui devait les mener à bon port de Troie à Ithaque. Surprise: là aussi, sur la base des seules paires de photos, les enfants ont répondu dans une proportion identique à celle des adultes.
(…)
«Les adultes pensent de manière infantile», résume, de manière plus abrupte, le professeur.”
L’article original dans Science Mag: Predicting Elections: Child’s Play!
Kleider machen leute, n’est-ce pas monsieur Gottfried Keller…
Parenthèse équestre
26 février 2009
“Au départ, je faisais du saut. J’ai acheté ma première monture dans l’idée de continuer l’obstacle mais celle-ci ne voulait pas sauter. Comme je ne voulais pas changer de cheval, j’ai essayé de faire du dressage avec lui et, bizarrement, il a aimé ça. Nous avons travaillé de plus en plus et sommes arrivés jusqu’au niveau Grand Prix en international.” Silvia Iklé in Le Temps.
Cela fait plaisir de voir qu’à haut niveau, il y a aussi des gens avec du coeur.
Pas très fier…
25 février 2009
Je pleurniche sur ce blog, je m’apitoie sur moi-même et pendant ce temps, on peut lire dans Le Monde, rien qu’aujourd’hui des choses comme:
“(…) les dix-sept Chinois ouïgours retenus depuis sept ans à Guantanamo mais blanchis de toute accusation de terrorisme depuis cinq ans. “
“90 200 chômeurs de plus en janvier en France”
“Un bilan provisoire des autorités néerlandaises fait état de neuf morts et d’au moins 50 blessés, dont 25 gravement.”
“(…) Nissan a annoncé, le 9 février, la suppression de 20 000 emplois dans le monde”
“(…) des attentats qui avaient fait 165 morts à Bombay, fin novembre.”
Et je m’arrête là, mais…
Un peu de mise en perspective, que diable! Un peu de tenue, de retenue!
Envie de pleurer!
24 février 2009
Je viens de découvrir l’existence de La Maison Française, le centre culturel de l’ambassade de France à Washington.
Jusque là, c’est plutôt une bonne nouvelle, même si cela ne va pas améliorer mes actuelles piètres performances en anglais.
Non, ce qui ne vas pas, c’est que je viens de rater, pour trois jours, trois petits jours ridicules, Edouard Baer! EDOUARD BAER! Non, mais, non, ce n’est pas possible. EDOUARD BAER!
Je ne sais pas si je vais m’en remmettre. Putain, EDOUARD BAER!
Wonder Woman
23 février 2009
Jamais, au grand jamais, je ne pensais revoir un épisode!
Absolument génial! De la réalisation aux costumes en passant par la musique. Une série de son époque à 200%. Que du bonheur.
Prolégomènes
22 février 2009
“Je ne veux pas que tu m’aimes.”
Elle m’avait dit: je ne veux pas que tu m’aimes! Elle m’avait dit: je ne ressens plus rien pour toi, pour nous. Elle m’avait dit ça sur un ton calme. C’était effrayant à quel point cela revêtait pour elle un sentiment de certitude. Cela ne laissait la place à aucune argumentation. Aucun de ces moments d’intense passion ne pouvait être amené dans la discussion pour tenter, autant que faire se peut, d’infléchir la décision de Léa.
Je pris acte, repoussa du bout des doigts ma tasse de café encore chaude, à peine bue, et partis. Une fois la porte de l’appartement franchie, ma vue se troubla, embuée par l’eau saline de mes larmes naissantes. Afin d’éviter de croiser qui ce soit dans cet immeuble tant aimé, parce que son immeuble, je descendis les escaliers de pierres, vestiges d’un XIXe siècle à l’esthétisme raffiné. Je caressais du plat de la main la rambarde en bois pour la dernière fois, comme pour lui dire: Adieux, je t’aime.
Dehors, le printemps reprenait tranquillement ses droits. Les oiseaux chantaient, le vent frais du matin n’était déjà plus ce courant qui vous transperce jusqu’aux os, mais une agréable caresse, promesse de jours meilleurs. Le soleil venait déposer sur votre joue, sur votre main, une agréable sensation de chaleur. Mais à ce moment là, tout entier dans ma douleur, le corps parcourus de spasmes, de nausées, je n’en percevais rien. Je plongeai dans ma voiture, éteignis l’autoradio qui voulait me faire écouter Love Is All, l’inconscient, et tentais de me reprendre un peu avant de pouvoir démarrer sans risques, tant les larmes m’empêchaient de conduire en toute sécurité.
Je finis par démarrer, conscient d’une rechute imminente. Et, en longeant le petit parc près de chez elle où nous avions l’habitude d’aller manger un croissant en buvant un café dominical sur un des ces bancs de bois peints en vert, ça n’a pas manqué. L’horizon s’est soustrait à mon regard, un choc violent et puis plus rien.
Gakona
20 février 2009
Si vous avez la chance d’habiter près de Paris (pour l’instant, j’ai la chance d’habiter près de New York), allez voir l’exposition du Palais de Tokyo. Elle s’annonce passionnante et enrichissante.
Quant à moi, je vais aller très bientôt voir la nouvelle exposition du Musée Guggenheim: The Third Mind: American Artists Contemplate Asia, 1860-1989.
A.
19 février 2009
A quelques mètres et deux parois de moi déambule avec grâce la charmante A. Son corps, apparemment ciselé pour le plaisir des yeux, a un pouvoir “mesmérique” sur moi. Sa peau, couleur Crémant me donne envie de la lécher, de la mordre et, lorsqu’elle passe près de moi, je rêve que ses seins viennent me frôler.
Parfois, j’imagine parcourir son corps d’une caresse tendre, tantôt douce, tantôt appuyée. J’imagine poser mes lèvres sur les siennes et laisser nos deux langues s’ébattre longuement. Glisser ensuite dans le cou un baiser, un coup de dents. Embrasser de même ses épaules, descendre le long de ses côtes et revenir sur son ventre. M’attarder un peu autour de son nombril et enfin remonter sur ses seins. J’imagine la pointe de ses seins d’un noir profond. J’imagine les prendre dans ma bouche, faire passer ma langue sur ses tétons. Les suçoter, les mordiller, les engloutir. J’imagine sa main dans mes cheveux qui guide ma tête, me repousse vers le bas de son corps. Les cuisses ouvertes comme une invitation à venir m’abreuver à la source ultime. Je plonge alors au creux de ses hanches et joue avec ses lèvres, glisse ma langue entre-elles. J’imagine ses yeux fermés, entièrement abandonnée au plaisir de l’instant.
Mais mon imagination s’arrête là. Comme une pudeur, un respect pour ce corps que je n’aurais jamais.
Satané Miossec!
19 février 2009
Cela faisait un petit moment maintenant que mes larmes n’avaient plus coulé! Et puis, ce matin, au detour d’une chanson de Miossec…
Madame
Elle était de ces femmes qu’on embrasse sur les yeux
Dont on tombe sous le charme comme on tombe sous le feu
Elle était de ces femmes qui ne laissent pas les hommes silencieux
Dont on tombe sous la mitraille rien qu’en croisant ses yeux
Elle était de ces femmes qui ne semblent pas craindre le feu
Ni le bûcher ni les flammes tout en elle vous rendait heureux
Elle était de ces femmes qu’on prie pour qu’elle vous remarque un peu
On plongerait dans ses flammes pour seulement effleurer ses yeux
Elle était de ces femmes dont un sourire vous rend heureux
Pour elle j’aurais maudit mon âme, pour elle j’aurais maudit le bon dieu
Elle était de ces femmes dont on aimerait laver les cheveux
Dont on aimerait embrasser l’âme c’est le plus grand de mes vœux
J’ai rien dit devant cette femme même pas “au fait est-ce qu’il pleut ?”
Et l’enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux
Elle était de ces femmes qui n’ont pas le regard bleu
Dont les yeux ont versé trop de larmes pour croire encore aux cieux
J’ai rien dit devant cette femme même pas “au fait est-ce qu’il pleut ?”
Et l’enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux.
Shame on me?!
16 février 2009
Hier, j’ai acheté ce livre:

Et en fait, je n’ai même pas honte!
Je crois même que je suis content