Tardif…
30 avril 2009
Tout a commencé par une chanson.
Une chanson qui envahissait les ondes. Une chanson que j’aimais vraiment bien. L’orchestration jazz, la contradiction entre une mélodie somme toute assez gaie et des paroles déprimées à mourir. Et surtout cet accent en français parfois incompréhensible qui ajoutait comme une pointe d’humour à un ensemble déjà bien charpenté.
J’ai dû, à cette époque là, jeter une oreille nonchalante sur l’album. Mais je ne sais pourquoi, il n’a pas retenu mon attention. Depuis lors, je me suis souvent dit qu’il fallait que j’achète au moins cette chanson, mais étonnamment, malgré mes fréquents excès dans ce domaine, rien ne s’est passé.
Ailleurs, plus tard. Il y a une émission culinaire qui passe à la Télévision Suisse Romande que j’ai mis du temps à aimer, mais qui est devenue culte pour moi, maintenant. Cette émission, Pique Assiette, est entamée, rythmée et terminée par une chanson drôle et engageante. J’ai tout de suite aimé cette chanson, mais son côté “anecdotique” ne m’a jamais fait tenter de l’obtenir. D’autant plus que je l’entendais de toute façon régulièrement en suivant l’émission.
Ensuite, je suis parti aux Etats-Unis. Et depuis ma rupture avec S., les choses ici ont pris une autre signification. Et je me suis mis à regarder sur le web, Nulle part Ailleurs sur Canal Plus ou encore Pique Assiette, justement.
S. et moi adorons faire la cuisine et nous avons souvent fantasmé mon retour des Etats-Unis en s’imaginant dans sa cuisine en train d’essayer de nouvelles recettes ensemble. Ainsi, même si j’ai découvert cette émission quand je sortais avec L., et donc si elle lui est principalement associée, depuis que je suis célibataire aux Etats-Unis, l’émission, et surtout sa chanson en Espagnole, pays d’origine de S., me fait systématiquement penser à ces moments dans la cuisine que je ne passerai jamais. A son écoute, il y a toujours une contraction de la gorge, souvent une montée de larmes retenue et parfois même, celles ci débordant les paupières coulent lentement le long de mes joues.
Il me fallait donc absolument cette chanson!
Recherche sur Itunes. Découverte d’un album, autrefois apparemment dénigré et perçu aujourd’hui comme génial. Peut-être à cause de l’Espagne, peut-être à cause de la nourriture, peut-être un peu pour tout ça et pour bien des choses encore. Qu’importe. Je voulais juste dire que j’ai acheté Sympathique, des Pink Martini, et que je l’adore!
¿Donde Esta, Yolanda?
Citation: Ulysses S. Grant
29 avril 2009
The fact is I think I am a verb instead of a personal pronoun. A verb is anything that signifies to be; to do; or to suffer. I signify all three.
Ulysses S. Grant (18th president of the United States)
Citation: Hugo Loetscher
28 avril 2009
Ich habe meine Identität stets als ein Spannungsfeld gelebt. »Ich«, das ist ein Schnittpunkt von Identitäten. Meine Lösung war weder darauf aus, die Spannung aufzuheben noch sie zu neutralisieren, sondern sie zu fruktifizieren.
Hugo Loetscher
Citation: Hugo Loetscher
28 avril 2009
Es gibt auch eine Arroganz der Bescheidenheit!
Hugo Loetscher
Les Fils De La Colère
27 avril 2009
La nouvelle Bédé de Monsieur Le Chien. Un “humour galcé et sophistiqué”, parfois un peu lourd, mais c’est ça qui est bon!
Talleyrand adapté par Pierre Moscovici:
26 avril 2009
Quand je me contemple, je me désole. Quand je me compare, je me console.
Magnifique, non?
Chère Zofia,
26 avril 2009
Voici mes impressions concernant deux des trois livres que j’ai honteusement piqué dans ta liste.
Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu:
Une excellente entrée en matière avec un style maîtrisé qui soutient parfaitement un univers poétique dans le cadre de cette tragédie personnelle. Et puis, petit à petit quelques maladresses, un sentiment de répétition et encore de jolies trouvailles. Bref, un bon livre sans plus. Un petit sentiment de déception tout de même.
La maison des lumières, Didier van Cauwelaert:
Je n’ai jamais réussi à retrouver la magie et la poésie de L’Education d’une Fée, et ce livre ne fait pas exception. Peut-être qu’habité par ce livre-étalon, j’en attendais trop. Et ce n’est jamais bon. C’est pourtant un bon livre. Un début et une fin très Van Cauwelaert et un milieu un peu science-fiction/onirisme/New Age qui se laisse lire, mais qui ne transcende rien. Un petit voyage dans le tableau de Magritte que je préfère, et rien que pour ça, il vaut le détour, surtout qu’il entre, légèrement et par la bande dans la biographie de ce maître du jeu et qu’il donne ainsi, du moins à moi, envie d’aller vérifier ses dires et donc de continuer ce roman par une promenade au pays de Magritte. Et ce n’est pas pour me déplaire…
The Soloist
26 avril 2009
Le billet précédent est inspiré d’une inscritpion sur les murs d’un home dans le très bon film The Soloist.
Ou lorsque un réalisteur et d’excellents acteurs (Jamie Fox surtout) se mettent au service d’une histoire vraie et poignante.
A voir!
PS:
Il y a peu de films où la folie est mise en scène de manière sobre et surtout juste.
Et il y a celui-ci.
Mais aussi:
Keane. Un film coup de point, sublime, grandiose.
Anna M. Où l’érotomanie montrée sans tomber dans la facilité ou dans la caricature, mais en étant toujours fidèle au sujet.