Juste avant le spectacle Un Pedigree de Mondiano avec Edouard Baer, nous avons parlé de Luchini. Allez savoir pourquoi! Du coup, dès mon retour à la maison, j’ai loué Le Point Sur Robert, le dernier spectacle de Fabrice. Je me suis déchiré autant les muscles abdominaux que ceux des joues à force de rire. Et j’ai été fasciné par les extraits lus de Valéry ou Gide, mais surtout ceux issus des Fragments Du Discours Amoureux de Roland Barthes. Je me suis donc précipité dans une bonne librairie (donc pas la FNAC! Enfin, si, la FNAC, mais ils ne l’avaient pas…) pour l’acheter.

Ce livre est un joyaux! Quelques extraits:

(…) Il s’ensuit que dans tout homme qui parle de l’absence de l’autre, du féminin se déclare : cet homme qui attend et qui en souffre, est miraculeusement féminisé. Un homme n’est pas féminisé parce qu’il est inverti, mais parce qu’il est amoureux. (Mythe et utopie : l’origine a appartenu, l’avenir appartiendra aux sujets en qui il y a du féminin.)

(On me dit : ce genre d’amour n’est pas viable. Mais comment évaluer la viabilité ? Pourquoi ce qui est viable est-il un bien ? Pourquoi durer est-il mieux que brûler ?

ANNULATION. Bouffée de langage au cours de laquelle le sujet en vient à annuler l’objet aimé sous le volume de l’amour lui-même: par une perversion proprement amoureuse, c’est l’amour que le sujet aime, non l’objet.

2 réponses vers “Lorsque Luchini mène à Barthes”

  1. K`Tana a dit

    J’avais adoré également et noté précieusement les références littéraire du spectacle. Mais le style me semble un peu lourd. Il faudrait se faire lire l’intégralité des bouquin par Luchini

  2. S. a dit

    Excellente idée! Je vais lui téléphoner pour voir quand on pourrait organiser une lecture privée :-D

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