S.
18 août 2009
S., elle est naturellement belle.
Mais depuis quelque temps, je l’imagine avec un petit ventre rond. Un de ces ventre qui revient (plus ou moins) à sa taille normale après 280 jours environs. Et cela me la rend plus belle encore.
Si seulement un jour…
14 mai 2009
On de Volo
On n’avait pas prévu de se revoir aussi tôt
Tu traversais la rue, je rentrais dans le métro
J’ai tout de suite reconnu, reconnu ton manteau
T’avais rien de prévu, on a été se prendre un pot
On avait pas prévu de s’embrasser aussi tôt
En fait on n’a rien bu, on s’est roulé des palots
Comme on était foutu, comme il ne faisait pas beau
Comme on était perdu, comme on était trop trop chaud
On a fait l’amour comme avant
Comme quand on n’avait pas peur
On a fait l’amour comme quand
On se connaissait par cœur
On n’avait pas prévu de se revoir aussi tard
T’as tout d’suite reconnu, reconnu ma guitare
D’abord on n’a pas pu, on n’a pas pu y croire
On était tout ému, on était tout bizarre
Depuis qu’on s’était vu, y’en a eu des histoires
Toute une vie de vécue, des problèmes de mémoire
Ce coup-là on a bu, on a bu jusqu’au soir
On s’est pas retenu, on s’est pas dit au revoir
On a fait l’amour comme avant
Comme quand on n’avait pas peur
On a fait l’amour comme quand
On se connaissait par cœur
On a fait l’amour comme avant – comme avant
Comme quand on n’avait pas peur
On a fait l’amour comme quand
On se connaissait par cœur
Protégé : Pornographique
23 avril 2009
S.
30 mars 2009
Estimada S.,
En poco más de dos semanas, vamos a revisar y me temo. Temor a no suceder, el miedo a fundirse en lágrimas, miedo de que mendigar en mis rodillas. Me temo que usted pusieres demasiada distancia entre nosotros para no darme falsas esperanzas.
Sin embargo, sé que tienes razón, sé que no tenemos futuro juntos, que nosotros, como un insuperable, demasiado diferentes. A veces tengo destellos de perspicacia y me siento bien, digamos que me siento mejor. Un nuevo préstamo a abrir a los demás. Pero estos momentos son demasiado fugaz por ahora. Que aún existen en el hueco de mi vientre es que Te amo, contra todo pronóstico, de manera absurda, poco realista. Me lo como mentira. Que soy yo que sufrir innecesariamente. Pero, ¿qué puedo hacer? Usted está en todo lugar donde la mirada llega a descansar en cada sonido que escuche. Usted es el silencio de mi apartamento. Usted es el horizonte de mi diario de opciones. Usted es la primera y la última cosa que creo que todos los días. Usted es el oxígeno que llena mis pulmones.
He prometido no ti importunar con todo eso, pero yo ya no puede contener el flujo del deseo, una vez más que gritar mi amor por ti. Perdón por este mensaje. Perdón. Espero que usted no me culparás.
Vuelvo ahora a mi silencio.
Te abrazo.
Vides
6 mars 2009
Quand le vide est érigé en concept, en œuvre d’art, je ne peux m’empêcher de m’agiter sur ma chaise, empli d’une sorte de joie autant enfantine que pédante. Le vide m’a toujours séduit, bien avant que je rencontre le Bouddhisme et plus particulièrement le Bouddhisme Zen, mais aussi des artistes comme John Cage, Robert Rauschenberg, Mark Rothko, Hiroshi Sugimoto, Franz Kline, Mark Tobey, Isamu Nogushi et j’en passe, j’en oublie.
Ce vide, plus précisément Sunyata en sanscrit (précisons important, car cette notion de vide, mal exprimée par le mot français, recouvre quelque chose de bien plus vaste, bien plus fondamental), est le sujet de l’actuelle exposition du Centre Pompidou dans sa forme la plus radicale et la plus provocante.
Je n’ose vous conseiller d’y aller, surtout si vous êtes loin de Paris et que cela vous coûte de l’argent. Et pourtant, j’en crève d’envie!
Je voulais vous dire
4 mars 2009
Je voulais vous dire.
Je voulais vous dire que je vous désire.
Je désire toucher votre peau et sentir votre odeur.
Je désire admirer vos seins dans la lumière du soir.
Je désire sentir vos mains sur moi.
Je voulais vous dire tout le plaisir.
Tout le plaisir que j’ai à imaginer nos deux corps enlacés.
Tout le plaisir à imaginer vos lèvres embrassées.
Tout le plaisir à me représenter votre sexe désiré.
Je voulais vous dire que je vous désire.
Ardemment.
Passionnément.
Intensément.
Je voulais vous dire que je rêve de vous, et ce que nous faisons dans ce rêve peut à peine être décrit, par soucis de décence. Vous dire que j’y embrasse votre corps, que je le caresse, que je le lèche. Que mes doigts se glissent doucement en vous, qu’ils cherchent le moyen sûr de vous donner le plus de plaisir et qu’ils sont secondés en cela par ma langue. Vous dire ce que vous, vous me faites, où et comment. Vous dire les mouvements du bassin. Vous dire les regards profonds. Vous dire l’éclosion de la jouissance.
Je voulais vous dire tout ça et plus encore. Je voulais être vulgaire, je voulais être précis dans l’abondance du détail. Je voulais, je voulais, et je n’ai rien fait.
S.
1 mars 2009
J’aimerais, une fois dans ma vie, juste une fois, pouvoir être fier de moi.
A.
19 février 2009
A quelques mètres et deux parois de moi déambule avec grâce la charmante A. Son corps, apparemment ciselé pour le plaisir des yeux, a un pouvoir “mesmérique” sur moi. Sa peau, couleur Crémant me donne envie de la lécher, de la mordre et, lorsqu’elle passe près de moi, je rêve que ses seins viennent me frôler.
Parfois, j’imagine parcourir son corps d’une caresse tendre, tantôt douce, tantôt appuyée. J’imagine poser mes lèvres sur les siennes et laisser nos deux langues s’ébattre longuement. Glisser ensuite dans le cou un baiser, un coup de dents. Embrasser de même ses épaules, descendre le long de ses côtes et revenir sur son ventre. M’attarder un peu autour de son nombril et enfin remonter sur ses seins. J’imagine la pointe de ses seins d’un noir profond. J’imagine les prendre dans ma bouche, faire passer ma langue sur ses tétons. Les suçoter, les mordiller, les engloutir. J’imagine sa main dans mes cheveux qui guide ma tête, me repousse vers le bas de son corps. Les cuisses ouvertes comme une invitation à venir m’abreuver à la source ultime. Je plonge alors au creux de ses hanches et joue avec ses lèvres, glisse ma langue entre-elles. J’imagine ses yeux fermés, entièrement abandonnée au plaisir de l’instant.
Mais mon imagination s’arrête là. Comme une pudeur, un respect pour ce corps que je n’aurais jamais.